Weekly report

FX Performance

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13/07/26 — 17/07/26 Forex · Macro · Rates FONDANALYSE
Market snapshot

Performance hebdomadaire

Une lecture immédiate des devises les mieux orientées et de celles qui ont le plus reculé sur la période.

Overview

Recap de la semaine

Une synthèse exécutive plus claire, avec trois visuels de synthèse cliquables pour ouvrir les images en grand.

Ce qu’il s’est passé

La semaine écoulée a confirmé un déplacement du centre de gravité du marché vers la partie longue des courbes. Aux États-Unis, le 30 ans a touché un plus haut depuis 2007, avant qu’une annonce surprise du Trésor ne vienne temporairement calmer la tension. Bessent a relevé la taille maximale des opérations de rachat de Treasuries longues de 10 à 30 ans, d’environ USD 2bn à au moins USD 4bn par opération entre le 9 septembre et le 4 novembre, afin d’améliorer la liquidité et de réduire une partie de la duration à absorber par le marché.

Cette annonce a offert un soulagement de court terme, avec un dollar plus faible et un or plus ferme, mais le répit a été de courte durée. Le marché a rapidement réintégré l’idée que le problème de fond restait entier : déficits élevés, refinancement croissant de la dette, inflation encore au-dessus de la cible et dépendance toujours plus forte à la demande des investisseurs pour absorber le long end américain. En ce sens, l’intervention du Trésor a davantage ressemblé à un pansement de liquidité qu’à une vraie solution de fond.

Sur la macro américaine, les chiffres n’ont pas redonné un vrai soutien au scénario de solidité domestique. Le logement reste faible, avec des mises en chantier en chute de 12,4 % à 1,239 million, des taux hypothécaires toujours trop élevés pour relancer la demande, et un sentiment immobilier qui reste déprimé. Les minutes du FOMC ont par ailleurs confirmé qu’au-delà des trois dissidents connus, plusieurs membres étaient favorables à une hausse de taux fin juillet, ce qui rappelle que le sujet inflationniste n’est pas refermé malgré des indicateurs de prix un peu plus modérés récemment.

Les marchés globaux ont en parallèle continué de composer avec la guerre en Iran, le risque sur Ormuz et un pétrole toujours soutenu. Les actions ont été pénalisées par la tension des rendements, en particulier la technologie et les semi-conducteurs, avant de mieux terminer la semaine. Le brut a fini plus haut, le dollar est resté sous pression, et l’or a continué de bénéficier d’un double soutien : inquiétude géopolitique d’un côté, méfiance croissante vis-à-vis du couple dette américaine / devise américaine de l’autre.

Enfin, le Japon est en train de devenir un sujet de marché beaucoup plus important. La tension spectaculaire sur le 30 ans japonais envoie le signal que la dette japonaise pourrait elle aussi devenir une variable de prix centrale, non seulement pour les obligations locales, mais aussi pour le yen et, par extension, pour une partie du pricing global des actifs.

Lecture marché

La lecture dominante de la semaine est que le marché sort progressivement d’un cadre où tout se résumait à inflation, croissance et Fed. Ce qui remonte désormais à la surface, c’est une question plus structurelle : jusqu’où les grands émetteurs souverains peuvent-ils continuer à faire absorber toujours plus de duration sans déclencher une revalorisation plus violente du risque obligataire et du risque devise.

C’est exactement ce que l’intervention du Trésor américain a mis en lumière. Si Washington a jugé nécessaire d’agir de manière surprise alors que le 30 ans touchait un niveau critique, c’est bien parce que la tension du long end commençait à devenir un problème de fonctionnement de marché autant qu’un problème macro. Or cette logique est délicate, car si les risques inflationnistes persistent, les taux courts peuvent rester élevés ou remonter plus tard, pendant que les taux longs restent eux aussi sous pression à cause du déficit, de la prime de terme et de la difficulté à placer la dette. Autrement dit, la pentification ne devient plus une simple histoire de cycle, mais une histoire de confiance.

Le Japon ajoute une couche supplémentaire à cette lecture. Si le marché commence à douter davantage de la soutenabilité ou de la stabilité de la courbe japonaise, alors le yen peut redevenir un actif de réallocation, non pas parce que la macro japonaise serait propre, mais parce que les flux mondiaux peuvent avoir besoin d’une autre jambe que le dollar. C’est aussi pour cela que la dynamique dollar faible / or ferme / nervosité sur les obligations longues devient cohérente.

En clair, le marché est de moins en moins seulement en train de pricer un ralentissement ou une inflation, et de plus en plus en train de pricer des fragilités de structure. Le biais de lecture de la semaine ressort avec un dollar affaibli, l’or renforcé, le yen légèrement renforcé, et les actifs très sensibles à la duration légèrement affaiblis.

Visuels overview

Week ahead

Ce que le marché va surveiller

Catalyseurs

Le premier rendez-vous de la semaine sera Jackson Hole, avec l’intervention de Kevin Warsh vendredi. Le marché n’attend pas vraiment un guidage direct sur la réunion du FOMC de septembre, mais plutôt des indications sur la doctrine du nouveau président de la Fed. Ce qui comptera sera tout ce qui touche au cadre de décision, à la manière d’évaluer l’inflation, à l’usage de nouvelles sources de données, à la communication post-réunion, au sort des dot plots et, potentiellement, à la politique de bilan.

En Asie, la Bank of Korea sera un point central. Après une hausse de 25bp le mois dernier, la décision s’annonce plus équilibrée, avec une inflation headline retombée à 2,8 % mais une inflation core légèrement remontée à 2,5 %. La Bank of Thailand devrait davantage rester sur le statu quo, avec une inflation revenue sous le milieu de la cible et une activité qui ne justifie pas d’urgence particulière. En Australie, les chiffres d’investissement, d’inflation mensuelle et de dépenses des ménages permettront de voir si la désinflation reste compatible avec une RBA toujours prudente.

Le reste de l’Asie sera aussi utile pour juger de la qualité réelle du cycle régional. Singapour, la Thaïlande, l’Inde et Taïwan publieront leur production industrielle, tandis que Hong Kong donnera ses chiffres de commerce extérieur. Ces données seront lues à travers deux filtres : la poursuite de la demande liée à l’IA d’un côté, et l’impact des perturbations de shipping via Ormuz de l’autre.

Aux États-Unis, en dehors de Jackson Hole, le calendrier est plus léger. La deuxième estimation du PIB du T2 pourrait être légèrement révisée après une première lecture à 1,5 %, mais l’effet marché devrait rester limité sauf surprise nette. Les PMI flash seront aussi regardés pour voir si l’économie américaine conserve une capacité de résistance dans les services et l’industrie malgré la pression des prix de l’énergie et les conditions financières plus dures.

Angle de lecture

L’angle principal de la semaine sera simple : est-ce que le marché reste dans un cadre de simple tension macro, ou est-ce qu’il bascule un peu plus franchement vers une crise lente de crédibilité sur les obligations longues et les devises de réserve ? Jackson Hole sera important précisément pour cela. Si Warsh valide, même indirectement, l’idée que la Fed veut revoir ses outils, sa communication et sa manière de lire les données sans donner de soutien immédiat au marché obligataire, alors la nervosité sur le long end pourrait reprendre assez vite.

L’Asie donnera la seconde partie de la réponse. Si la Corée reste ferme, que l’Australie ne montre pas de vraie détente inflationniste et que les chiffres industriels tiennent malgré Ormuz, alors le marché pourra continuer à défendre l’idée d’une croissance encore résiliente sous tension énergétique. Mais si les données régionales ralentissent pendant que les courbes longues restent instables, alors la lecture deviendra plus inconfortable : activité moins solide, inflation pas totalement éteinte, et conditions financières qui se dégradent.

Le Japon sera probablement la variable la plus sensible en arrière-plan. Si la tension sur la dette japonaise continue de s’accélérer, elle peut devenir un facteur de transmission global via le yen, les flux internationaux et la comparaison croissante entre les vulnérabilités américaines et japonaises. En clair, la semaine à venir ne portera pas seulement sur les banques centrales ; elle servira aussi à mesurer si le marché entre dans une phase où la confiance dans les grands souverains devient elle-même un prix de marché.

Le biais de lecture pour la semaine prochaine ressort avec un risque long end encore renforcé, un dollar structurellement affaibli, le yen légèrement renforcé, et une sensibilité actions toujours plus marquée sur la tech et les segments exposés à la duration.

Visuels week ahead

Forex

Currency views

Les blocs devise sont organisés pour mieux supporter des textes plus longs, avec une zone de lecture plus confortable et plus propre.

Watchlist

Setups suivis

Quatre setups de la semaine, avec visuels cliquables en grand.

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